Partager l'article ! Ces profs qui nous enseignent : « Le plus beau métier du monde », selon la formule consacr ...
La propagande de Mulot: PlanB, journal de critique des médias et d'enquête sociales, 2 modiques euros chez les bons marchands de journaux, et un site: www.leplanb.org. Mulot aime, cautionne, adhère, et recommande! Voir aussi l'excellent Fakir du camarade Ruffin, en version électronique:www.fakirpresse.info. (VIVA LA Rééévoloussion' !)
« Le plus beau métier du monde », selon la formule consacrée… Le métier de prof est l’objet de toutes les emphases seyant aux missions sacerdotales. Ou des plus vives critiques (« tous des feignants »). Mais en tant que modeste étudiante, et côtoyant cette espèce sans discontinuer depuis ma tendre enfance, c’est le Métier, la Mission qui m’interpelle. Non pas pour juger et trancher d’après mes expériences de disciple entre la Foi et la Flemme. En bonne sociologue de comptoir, j’ai appris à nuancer mon propos, à ne jamais affirmer mais à supputer. Il semblerait donc que Nostre cher Ministre de l’Education ait fait aussi preuve de sa foi. Et de sa capacité à maîtriser l’art lancer de débat caduc et la manipulation du pétard mouillé. La première victime fut la lecture. Ou comment interdire pour la forme. Les profs ne suivent majoritairement plus la méthode syllabique, mais la méthode globale. Peu importe, Gillou il veut imposer l’interdiction de l’enseignement de la première (un centriste autoritaire ? Mais bon sang, le centrisme se perd !!). Et puis comme cela ne suffisait pas, il a fait de même avec le deuxième mamelle de l’enseignement primaire, les maths. Foi en la tradition et retour aux fondamentaux. Méthode globale et calcul mental. Pourquoi pas. Quoique moi je survis bien dans l’aquarium Pipo sans connaître mes tables. Au delà des pétards mouillés de Gilles, c’est la définition du Métier qui m’interpelle. Le Prof n’est il bon qu’a être un régurgiteur de programme ? Un automate ? L’ennui tue la quête du savoir. Le savoir a t’il un sens s’il l’homme ne peut lui donner une corporéité ? Innover, incarner son enseignement, le faire vivre. Sans pour autant céder à l’appel du cotillon (cf La tyrannie du fun), qui pervertit l’objet de la quête, la connaissance. Le prof qui manie les cotillons amuse mais n’enseigne pas. L’incarnation de la matière est à elle seule provocatrice d’intérêt, et balaie les confettis. Voilà pourquoi je ne peux trancher entre la Flemme et la Foi. Car si Foi il y a, elle se conjugue sans peine avec la Flemme, celle qui fait que le savoir de celui qui l’incarne s’impose de lui même, sans efforts et sans cotillons.
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